MRE Group

 

Informations spécialisées et services
pour les énergies marines renouvelables

Nos portails: 

FR  EN  ES

Suivez nous:  Linkedin  Twitter  Facebook

Infos générales

L'Allemagne avance dans sa transition énergétique

Nous avons une bonne et une mauvaise nouvelle.

La bonne nouvelle, c’est que dimanche dernier, l’énergie renouvelable a fourni pour la première fois la quasi-totalité de la demande de l'Allemagne en électricité. Cela marque une étape importante pour l’ ‘Energiewende’, la politique de la chancelière Angela Merkel pour stimuler les énergies renouvelables tout en éliminant progressivement les combustibles nucléaires et fossiles. 

Les énergies solaire et éolienne ont fourni 45,5 gigawatts alors que la demande était de 45,8 gigawatts, selon les données provisoires dévoilées par Agora Energiewende, un institut de recherche berlinois.

Selon les données d’EPEX Spot, le prix de l'électricité est devenu négatif au cours de plusieurs périodes de 15 minutes hier, tombant à 50 euros par mégawatt-heure.

L’Allemagne n’est pas le seul pays européen à avancer dans sa transition énergétique. L'an dernier, les parcs éoliens du Danemark  ont fourni 140 % de la demande, tandis que le Royaume-Uni n’a pas eu besoin de ses centrales à charbon répondre à la demande d'électricité pendant environ quatre heures le 10 mai dernier, à la suite de pannes d'usine.

Monne Depraetere, analyste pour Bloomberg New Energy Finance, explique : « Des événements comme ce point culminant soulignent que finalement nous devrons peut-être commencer à freiner les enr en raison de l'offre excédentaire l'ensemble du marché. À long terme, ces évènements peuvent nous pousser à construire des technologies qui peuvent gérer cette offre excédentaire - par exemple des interconnecteurs ou des systèmes de stockage d'énergie. »

 

Selon lui, les énergies renouvelables n'ont pu répondre à la demande qu’en raison de la capacité d'exportation forte de l'Allemagne.

 

Même lorsque les fermes solaires et éoliennes ont atteint un pic de production, les centrales électriques classiques continuaient d’alimenter le réseau avec 7,7 gigawatts.

La politique de soutien de Merkel à l'énergie propre a réduit les marges du charbon et du gaz des plantes tout en augmentant les coûts pour les consommateurs du plus grand marché de l'énergie de l'Europe.

La mauvaise nouvelle, c’est que l'augmentation des flux d'énergie propre ont également fait pression sur le réseau au point que le pays envisage l'exclusion de certaines régions des futurs appels d’offres d'énergie éolienne à terre si les réseaux locaux sont déjà du mal à suivre avec de grands volumes d'approvisionnement en énergie renouvelable.

Selon M. Depraetere, « l'Allemagne a consommé 100% d'énergie renouvelable ce week-end mais il est peu probable que les enr approvisionneront entièrement le pays à court terme. »

Nomination au Ministère de l'Énergie et du Changement Climatique du Royaume-Uni

Alex Chisholm vient d’être nommé Secrétaire Permanent du Ministère de l'Énergie et du Changement Climatique. Il succède ainsi à Stephen Lovegrove, lui-même nommé Secrétaire Permanent au ministère de la Défense.

M. Chisholm  est actuellement chef de la direction de l'Autorité de la Concurrence et des Marchés. Il a été choisi à la suite d'un concours ouvert.

Alex Chisholm a passé les neuf dernières années à de hauts postes de la fonction publique, en particulier dans le secteur de la réglementation économique et du développement du marché: à l’Autorité de la Concurrence et des Marchés du Royaume-Uni ; à la Commission irlandaise de Régulation des Communications. Auparavant, il a travaillé pendant douze ans dans le monde de l’entreprise. Il a commencé dans l'équipe de stratégie de Pearson PLC, puis dans de nombreuses entreprises internationales spécialisées  dans les médias, la technologie, le commerce électronique et le commerce de détail. Il s’est ensuite dirigé vers la fonction publique où il a travaillé sur la politique économique du ministère du Commerce et de l'Industrie et de l'Office of Fair Trading.

La nomination a été faite par le Premier ministre en accord avec le Secrétaire du cabinet du Premier ministre et chef de la fonction publique, Sir Jeremy Heywood, et avec Madame Amber Rudd, le Secrétaire d'État à l'Energie et au Changement Climatique.

Alex Chisholm prendra ses fonctions le 4 juillet prochain.

 

Les océans au cœur des préoccupations au Maroc

Le 21 avril 2016, Hakima El Haite, la Ministre marocaine déléguée chargée de l’Environnement, a déclaré au siège de l’ONU à New York que les océans -qui n’avaient pas été spécifiquement cités dans l’Accord de Paris-, seront au cœur de la COP22. Celle-ci se tiendra du 7 au 18 novembre prochain à Marrakech. 

Ainsi, la 4ème édition du Forum de la Mer qui a eu lieu du 4 au 8 mai 2016 à El Jadida, a fait le lien entre ces deux COP pour souligner l’importance des mers et des océans dans le débat sur le changement climatique. En effet, le volet maritime a souvent été mis de côté. Pourtant, les ports, les énergies renouvelables de la mer et  les espaces littoraux sont au cœur des problématiques environnementales.

Cette édition du Forum de la Mer était organisée par Eganeo et Planète Citoyenne.

Des séances plénières, ateliers d’experts nationaux et internationaux, conférences, mais aussi projections de films, lectures publiques, activités culturelles, sportives, ludiques et éducatives se sont déroulés autour d’une question : « Le climat change. Et la Mer ? »

Parmi les nombreux intervenants de la première journée, Catherine Chabaud Déléguée à la Mer et au Littoral - Ministère de l'Environnement, du développement durable, de l'énergie et de la mer, Francis Vallat, président d'honneur du Cluster Maritime Français et depuis avril 2016 président de SOS Méditerranée, Frédérich Le Manach Bloom Association, Françoise Gaill, directrice de recherche émérite au CNRS et membre du GIEC. 

L'investissement dans les enr en baisse par rapport à 2015

Deux projets éoliens offshores de plusieurs milliards de dollars ont fait de l'Europe la région la plus performante en termes d'investissements dans l'énergie propre au premier trimestre de 2016, selon les données compilées par Bloomberg New Energy Finance (BNEF).

Les deux projets, le Projet Hornsea One d’1,2 GW et celui d’East Anglia One de 714MW, qui ont tous les deux reçu des décisions finales d'investissement ce trimestre, ont aidé l'Europe à atteindre 17 milliards de dollars en investissements verts, soit une hausse de 22% par trimestre sur un an et de 70% d'année en année.

Le projet Hornsea One du danois Dong Energy coûterait environ 5 milliards de dollars et représente le plus grand financement de projets dans le monde dans les énergies renouvelables en dehors du secteur hydro-électrique.

Le projet d’East Anglia de Scottish Power a une valeur estimée de 3,5 milliards de dollars.

L’investissement mondial dans l'énergie propre au premier trimestre 2016 était de 53,1 miliards de dollars, en baisse de 22% sur les 68,1 milliards du 4ème trimestre de 2015 et de 12% sur les 60,5 milliards de dollars enregistrés au premier trimestre 2015.

Ce changement dans les investissements mondiaux est principalement attribuable à un changement dans le rythme de l'activité de la Chine. L’investissement dans l'énergie propre dans ce pays était de 11,8 milliards de dollars au premier semestre 2016, soit une baisse de 50% par rapport au quatrième trimestre de 2015 et 37% de moins qu'au 1er trimestre 2015. Cela est dû à un ralentissement dans les secteurs éoliens et solaires après une cours pour se qualifier aux tarifs de l’électricité qui arrivaient à expiration.

Le président du conseil consultatif de Bloomberg New Energy Finance, Michael Liebreich, a déclaré : « Sur la base des chiffres du 1er trimestre,  2016 va avoir du mal à battre le record d'investissement total de l'année dernière. Les fondamentaux derrière l'investissement global de l'énergie propre restent solides et nos dernières recherches montrent que le solaire et l’énergie éolienne réduisent encore leurs coûts et sont en grande concurrence en dépit des bas prix du charbon, du pétrole et du gaz. Mais la Chine représente plus d'un tiers de tous les nouveaux financements de l'année dernière, donc ce qui se passe là-bas en 2016 sera crucial pour le résultat mondial. » 

Crowdfunding et Big Data pour les Océans

[COMMUNIQUÉ DE PRESSE]

Le cabinet d’études spécialisé dans l’environnement marin SINAY lance une campagne de crowdfunding sur la plateforme ANAXAGO pour une levée de fonds en vue de développer son Projet innovant AIMS.

 

Le monde sous-marin est victime de nombreuses sources de pollution sonore. Cela se traduit par la modification du comportement, de l’habitat voire des échouages de mammifères marins.

Pour limiter, atténuer ou compenser ces d’impacts, les acteurs de l’écosystème marin (industriels de la pêche, du pétrole, des énergies renouvelables, des activités portuaires…) multiplient les études techniques qui ont pour but d’évaluer les conséquences potentielles, notamment environnementales, d’un projet.

Ce marché des études environnementales est en constante croissance. Entre autres, le marché européen de la donnée marine et de son exploitation représente plus de 1,4 milliard € en 2012. De même, le marché mondial des études du milieu marin pour le segment des énergies marines renouvelables représente 3,8 milliard € sur les années 2016 – 2020.

La proposition de Sinay repose sur l’expression d’un besoin croissant d’accès, de traitement et d’analyse des informations et des données marines. Or, en raison d’une fragmentation de l’offre et de l’utilisation de méthodes artisanales, il n’existe à l’heure actuelle aucune solution techniquement et économiquement satisfaisante.

La solution proposée par Sinay permet de répondre de manière totalement novatrice à cette problématique. En effet, Sinay a développé AIMS, une solution intégrée clé en main qui couvre l’intégralité de la chaine de valeur.

SINAY se positionne comme l’acteur de référence fournissant une solution unique totalement intégrée qui permet de générer, traiter et analyser l’intégralité des données nécessaires au développement économique des activités marines et ce dans le plus grand respect de l’environnement marin.

 

Le projet consiste à développer une plateforme Big Data, intégrée et Open Innovation, applicable aux domaines de la gestion durable du milieu marin et du développement industriel basé sur les principes de la croissance bleue. En particulier l’offre de SINAY, AIMS, s’applique à la réalisation d’études d’impacts, d’évaluation des incidences, de diagnostiques environnementaux, de suivi et de programmes de surveillance acoustiques et de l’environnement marin, ainsi que de programmes de recherche sur la faune et les habitats marins.

En campagne sur la plateforme de Crowdfunding Anaxago, Sinay ouvre son capital et recherche un financement à hauteur de 560 000 € afin de pouvoir industrialiser la plateforme AIMS.

Contact presse :

­   Yanis Souami – Président Sinay :    06-48-39-17-21  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

­   Anaxago :01-84-17-41-76  https://www.anaxago.com/investir/club-innovation/sinay

 

Un documentaire à voir

En 1996, sous la pulsion de Margaret Thatcher, l'Union européenne décidait de libéraliser totalement le marché de l'énergie. A la clé, une promesse : celle d'une électricité moins chère grâce au jeu de la libre concurrence entre tous les opérateurs. Mais le constat est tout autre aujourd’hui : selon Eurostat, en huit ans, le prix moyen de l'électricité a augmenté de 42% en Europe, contre 16% aux Etats-Unis. Un Européen sur dix qui ne peut plus payer ses factures d’électricité se trouve en situation de précarité énergétique.

En France, l’endettement massif d'EDF est en train de remettre en cause notre système.

Le constat dressé par les réalisateurs est sévère mais rigoureux. Cécile Allegra et Delphine Deloget, les deux réalisatrices, confrontent les points de vue de  parlementaires, électriciens et consommateurs et passent au crible les promesses énergétiques de l'Union européenne pour constater qu'elles se sont soldées par un échec.

En effet, quand l'Union européenne a décidé de libéraliser l'énergie, elle avait pour objectif de faire baisser les prix de l'électricité en faisant jouer la concurrence. Inspirée du Royaume-Uni, où Margaret Thatcher privatisait le gaz, l'électricité et les transports, la Commission européenne, espérait que le marché allait s’autoréguler grâce à la loi de l'offre et de la demande.

Mais aujourd’hui, l'Italie compte 5 millions de familles en situation de précarité énergétique, l'Allemagne, 7 millions, et la France, 8 millions.  En dix ans, l’Angleterre a vu le nombre de précaires énergétiques multiplié par deux en dix ans.

L’Union européenne n’a pas tenu sa promesse sur la diversification des sources d'énergie et elle n’est pas non plus parvenue à unifier le marché commun de l'électricité. En effet, l’UE importe toujours 53% de son énergie, notamment d'Ukraine et de Russie. Le schéma d'interconnexion des pays membres, destiné depuis 2008 à atteindre les objectifs de lutte contre le réchauffement climatique en augmentant de 20% les énergies renouvelables pour réduire d'autant les émissions de gaz à effet de serre en 2020, est ralenti.

La France reste le seul pays d'Europe à ne pas être concerné par la libéralisation totale. EDF, avec ses 58 réacteurs nucléaires, a gardé le monopole de la production d'électricité jusqu'en 2010.

Bien que les prix de l’électricité restent bas, on a pu observer une augmentation des prix.Selon la Cour des comptes, EDF va devoir dépenser cent milliards d'euros pour conserver son parc électronucléaire vieillissant en état. La  France ne pourra plus maintenir très longtemps encore une tarification aussi basse. Le deuxième problème est que le monopole d'EDF bloque aussi le développement des énergies renouvelables. Les habitants de l'île de Sein souhaiteraient ainsi faire de leur île un exemple de transition énergétique, en supprimant le fuel et en exploitant la force des marées, le vent et le soleil pour obtenir une énergie moins polluante et aussi moins chère que le courant importé du continent. Mais EDF les en empêcherait.

Un très bon documentaire à revoir sur Arté le mardi 19 avril à 8h55 et le mercredi 11 mai à 10h45, ou sur le site http://www.arte.tv/guide/fr/052400-000-A/electricite-le-montant-de-la-facture

Abonnez-vous pour bénéficier d'un accès complet aux informations

> Daily News, à partir de 350€/an

> Synthèse mensuelle, à partir de 200€/an

Suivez l'actualité des énergies de la mer avec mer-veille.com

Daily News

une veille quotidienne internationale, technologique et scientifique exclusivement dédiée aux énergies marines renouvelables.

Synthèse mensuelle

Toute l'actualité du mois précédent synthétisée, analysée et classée par thématique dans un PDF archivable et imprimable.

Vous êtes ici : Accueil \| Brèves/Flux \| Brèves \| Infos générales