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Houlomoteur

Nouveau financement de la part de l'ARENA

L'Agence australienne de l’énergie renouvelable (ARENA) vient d’accorder 17 millions de dollars australiens (11.5 millions d’euros) pour financer neuf projets de recherche et développement sur une gamme de technologies d'énergie renouvelable.

Le PDG d’ARENA, Ivor Frischknecht, explique : « Les neuf projets  qui recevront un financement de la part d’ARENA doivent porter soit sur l'intégration des énergies renouvelables ou sur l'intégration de l'énergie dans les réseaux ou dans les processus industriels et ils doivent contribuer à faire baisser les coûts des système.

Néanmoins, la plus grande partie de la subvention se concentre sur les technologies solaires thermiques.

L’unique projet EMR concerne la réduction des coûts de l'énergie houlomotrice à travers l'emplacement et l'optimisation de la configuration. Il est géré par the University of Western Australia. Celle-ci a établi un partenariat avec Carnegie Wave Energy pour enquêter sur le nombre optimal, la taille, la disposition et l'emplacement des réseaux d'énergie des vagues dans un effort pour réduire au minimum le coût de l'installation et de l'infrastructure tout en augmentant la puissance de sortie.

L’ARENA finance à hauteur de 994 mille dollars australiens ce projet qui a un coût total de 3,6 millions de dollars australiens. 

Une nouvelle holding nordique dans l'houlomoteur

Le 29 mars dernier,  un groupe nordique d’énergie marine renouvelable a été initié à travers la formation de Seabased Holding.

Cette dernière, basée en Norvège, est devenue l’actionnaire majoritaire dans l’entreprise suédoise de développement de l’énergie des vagues Seabased.

La société Seabased Holding s’est engagée à investir initialement 10 millions de dollars dans Seabased en 2016, avec 6 millions pendant la première moitié de l'année.

Le conseil d'administration de Seabased ainsi que les grands actionnaires et l'Agence suédoise de l'énergie ont reçu des informations sur la structure de la transaction.

Seabased, fondée en 2001, développe et fournit des systèmes d'extraction et de conversion de l'énergie des vagues. L’entreprise est étroitement associée à la recherche menée par le  Centre suédois pour la conversion électrique de l’énergie des vagues au Laboratoire Ångström de l’Université d'Uppsala.

Seabased souhaite être un acteur clé dans les pré-études, les permis, la livraison et l'installation de tous les services d'équipement et d'entretien de ces nouveaux systèmes d’énergie.

Le PDG et principal actionnaire de Seabased, Mats Leijon a déclaré : « L'avenir de Seabased semble maintenant très prometteur avec cette nouvelle configuration. »

Seabased est également actuellement en train d’évaluer une possible relocation de son siège d’ Uppsala à Lysekil, sur la côte ouest de la Suède.

Oivind Magnussen, le président de Seabased Holding, a déclaré : « Nous sommes ravis de faire partie d'une société en pleine croissance et en pleine phase de commercialisation. Nous nous basons sur la technologie de l'Université d'Uppsala et nous avons des installations de production à Lysekil. Notre vision est de construire une solide compagnie mondiale d'énergie sur les fondations posées par l'équipe exceptionnelle de Seabased. Nous contribuerons au financement et nous travaillerons avec la technologie offshore norvégienne pour aider les installations et les équipes de maintenance en Suède. »

En février dernier, Seabed a conclu un second accord commercial avec l’entreprise ghanéenne TC Energy pour le développement d’une nouvelle centrale de conversion de l’énergie de vagues de 5 MW à Ada, au Ghana.

Le directeur général de TC Energy, Tony Opoku, a déclaré : « Nous sommes en train de construire la plus grande centrale d'énergie des vagues en Afrique et nous sommes heureux de bénéficier des compétences suédoises de Seabased. »

Un site de démonstration houlomoteur en construction au large de l’Australie

La toute jeune compagnie Protean Wave Energy Ltd, créée par Stonehenge Metals, une société d'exploration minière basée en Australie, qui se concentre sur le projet d'uranium et de vanadium dans le sud de la Corée du sud.

 

Protean Wave Energy Ltd a mis en place la technologie Protean qui comprend une petite bouée océanique flottant à la surface de l’eau et attachée à un poids au fond de l'océan. Cette technologie de conversion de l'énergie des vagues est conçue pour convertir  les six degrés différents de mouvement des vagues en une forme d'énergie utilisable. Les bouées compriment l’air qui entraîne ensuite un moteur, qui alimente enfin un générateur électrique classique.

Selon les termes d'un accord de licence non exclusive avec l’autorité des ports du Sud de l’Australie, la société a récemment confirmé qu’elle prévoit de commencer le déploiement de 30 bouées de conversion de l'énergie des vagues Protean dans le port de Bunbury.

Le Port de Bunbury fait partie de l'Administration portuaire du sud de l'Australie occidentale qui intègre les ports de Bunbury, Espérance et Albany. Ceux-ci qui sont situés dans une des régions du monde les plus riches en vagues. Mais, pour le moment, l’électricité dans la sous-région du Grand Bunbury est fournie principalement  par des centrales thermiques au charbon situées à Muja et Collie.

Le site de démonstration sera déployé progressivement à partir d’avril 2016 pour une période d'essai pouvant durer 6 mois.

Ce site représente une étape clé dans le processus de commercialisation de la technologie de conversion de l'énergie des vagues Protean. De nombreuses données seront collectées au cours de la période d'essai. Elles permettront d’évaluer la faisabilité d'une ferme houlomotrice dont la construction est prévue sur l'île de Hanimaadhoo aux Maldives.

Construction d'une centrale houlomotrice à Gibraltar

Le développeur israélien Eco Wave Power vient d’achever la construction d'un dispositif de 100kW à Gibraltar et des tests sont actuellement en cours.

La première phase d'un projet à l'échelle commerciale installé sur la jetée des munitions de Gibraltar sera  ensuite étendue à une centrale de 5 mégawatts dans une deuxième phase de construction qui fournira jusqu'à 15% des besoins en électricité de l’ile. Ainsi, le petit territoire britannique de Gibraltar entend respecter ses engagements en matière d'énergies renouvelables vis-à-vis de l'Union européenne d'ici à 2020. C’est d’ailleurs une subvention de l'Union européenne dans le cadre du Fonds européen de développement régional 2014-2020 qui a permis l’installation du projet houlomoteur.

David Leb, fondateur et PDG d’ Eco Wave Power et  Inna Braverman, co-fondatrice, ont déclaré : «Nous sommes très reconnaissants et heureux de la possibilité qui nous est offerte de construire notre convertisseur d’énergie des vagues à Gibraltar avec l'aide de l'UE. L'énergie des vagues est une industrie en pleine croissance et la contribution financière de l'UE est très importante et montre des progrès positifs dans la bonne direction. »

Eco Wave Power a également des projets opérationnels en Israël et prévoit de développer des sites en Chine. La construction de projets houlomoteurs est en cours sur des centrales de 100 kilowatts connectées au réseau sur l'île de Zhoushan dans la province orientale du Zhejiang de la Chine. Si tout se passe correctement, une deuxième phase pourrait être approuvée pour étendre cette station à 50 mégawatts.

Eco Wave Power a également  reçu l'autorisation de construire un système de 100 mégawatts au large de la côte du Kenya.

Des chercheurs australiens tentent de rendre l'énergie houlomotrice plus compétitive

Le collège maritime australien de Tasmanie (AMC) est en train de tester une série de prototypes houlomoteurs afin d'évaluer leur performance lorsqu'ils sont groupés et l'impact de l'environnement marin sur eux.

Le Professeur Richard Manasseh de l'Université de technologie de Swinburne explique que l’industrie ignore encore beaucoup de choses sur les vagues et les machines houlomotrices : «Lorsque nous mettons une machine houlomotrice dans l'océan et que d'autres machines similaires se trouvent à proximité, elles peuvent interagir les unes avec les autres d'une manière tout à fait différente. Leur emplacement par rapport à l'autre a été démontré théoriquement afin d’améliorer leur rendement énergétique. Jusqu'à présent, personne n'a vraiment compris expérimentalement ce que le résultat pourrait être."

Le but est donc de regrouper plusieurs machines et de simuler un environnement océanique pour voir comment elles réagissent. Les appareils sont regroupés pour une série d'expériences dans diverses conditions de vagues dans le bassin d'essai de l’université. Ces tests dureront six semaines.

L'information recueillie à partir de ces expériences sera utilisé pour développer un outil de modélisation en ligne gratuit pour évaluer la ressource d'énergie des vagues de l'océan dans une zone sélectionnée.

« Nous allons voir si nous obtenons plus de puissance, ou moins de puissance que ce que nous avons négocié », a déclaré le professeur Manasseh.

Le professeur Irene Penesis de l'Université de Tasmanie explique que l’étude aura une valeur commerciale  qui intéresse l’industrie : « Personne ne comprend vraiment comment nous pouvons maximiser l'efficacité des dispositifs houlomoteurs lorsqu’ ils sont installés en groupe. Nous devrions être en mesure de donner [à l'industrie] des informations sur la façon dont il peut réellement installer ces dispositifs dans un environnement marin afin de maximiser leur efficacité et la puissance qu'ils génèrent. Nous essayons de montrer la voie afin d'accélérer le développement de l'énergie des vagues en Australie et au niveau international. »

Le projet est une collaboration entre l’AMC et l'Université de technologie de Swinburne avec des partenaires industriels tels que Systèmes BioPower et Carnegie Wave Energy. Ce projet est soutenu par un financement de l'Agence australienne de l'énergie renouvelable (ARENA).

Le PDG d’Arena, Ivor Frischknecht, a déclaré: «ces réseaux d’énergie houlomotrice permettent des économies d'échelle. En effet, déterminer comment les appareils interagissent dans l'océan est une étape cruciale dans la commercialisation de l'énergie houlomotrice. »

«Les essais à AMC pourrait un jour conduire au déploiement de réseaux d’énergie houlomotrice au large des côtes ou des îles australiennes, alimentant ainsi  les utilisateurs à terre avec une énergie renouvelable abordable."

Un deuxième projet, le projet australien ‘Atlas de l’Energie Houlomotrice’ est actuellement dirigé par l’ Organisation fédérale pour la recherche scientifique et industrielle (CSIRO) en collaboration avec le Bureau de météorologie et l'AMC et avec les partenaires industriels Carnegie et Biopower. Le projet Atlas vise à rendre plus accessible l'information de base disponible sur la ressource d'énergie marine.

 

L'australien Carnegie investit à l'île Maurice

Après le récent protocole d’entente avec le gouvernement des Seychelles, l’entreprise australienne Carnegie Wave Energy vient de signer un accord de collaboration avec le Mauritius Research Council (MRC) pour explorer les possibilités de commercialisation de centrales d'énergie houlomotrice à l’île Maurice.

Le Mauritius Research Council agit en tant qu'organe central pour conseiller le gouvernement sur les questions de science et technologie. Il sélectionne les projets de recherche dans les domaines de priorité nationale en encourageant des partenariats stratégiques.

Le nouveau projet de production d’énergie houlomotrice à l’île Maurice de Carnegie poursuit trois buts : la collecte et l'analyse des données pertinentes qui permettront de mettre en place une feuille de route de l'énergie renouvelable pour l'île Maurice et la région; l’évaluation du potentiel de l'énergie houlomotrice de l'île ; et la conception d’une usine de dessalement sur l'île mauricienne de Rodrigues afin de fournir une source durable d'électricité propre et d’eau potable.

Selon Carnegie, l’île Maurice possède une bonne ressource d'onde en vagues, une grande population et les coûts de l'énergie y sont élevés.

L'entreprise recevra une subvention de 800 000 dollars australiens (540 000 euros) grâce à un partenariat entre les gouvernements australien et mauricien tandis qu’elle contribuera à hauteur de 190 000 dollars australiens (130 000 euros) au projet.

Le projet a débuté cette semaine avec la première réunion du comité de direction à l'Ile Maurice. La réunion a permis de lancer le plan de gestion pour le projet. Une réunion des principaux intervenants a également eu lieu à laquelle plusieurs ministères mauriciens et industriels ont participé.

 

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